Les neurones miroirs déchargent lors d'un mouvement mais aussi lors de l'observation d'une action présentant le même but par autrui.
Ils catégorisent ainsi les actions à un niveau intentionnel, interfacant perception et action.
Ces neurones, découverts par Rizzolati, ont seulement été identifiés dans le cortex prémoteur ventral du macaque, dans les aires F4 et F5. Néanmoins les neurones miroirs semblent aussi exister chez l'homme et pourraient jouer un role dans les apprentissages, notamment celui du langage.
La mémoire spatiale est une capacité cognitive à se rappeler les lieux ou l'on évolue et les relations spatiales.
Comme les rotations mentales et le langage figuré, la mémoire spatiale est essentiel aux être humains pour s'orienter dans leurs environnements et y construire des stratégies.
En 1948, Edward Chace Tolman publie "Cognitive Maps in Animals and Man". En opposition aux théories dominantes du béhaviorisme, il est le premier à étudier la "boite noire" et ses processus mentaux tels les cartes cognitives, véritables représentations internes de l'environnement.
Montello (1997) a récemment défini la perception de l'espace comme la connaissance intuitive chez les individus des propriétés spatiales incluant la localisation, la dimension, la distance, la direction, la forme, le patron, le mouvement et les relations entre objets. Il peut s'appuyer sur d'importantes découvertes telles celles des cellules de lieu et des cellules d'orientation support d'une certaine mémoire spatiale.
- Les cellules de lieu: à travers le livre Hippocampus as a cognitive map(1978), O'Keefe et son collaborateur John Dostrovsky soutiennent l'existence de cellules de lieu. Enregistrées dans l'hippocampe du rat, leurs décharges neuronales ne dépendaient pas de l'orientation, de la trajectoire ou de l'activité de l'animal, mais du lieu o๠il se trouvait.
- Les cellules d'orientation: Jim Ranck (1985) découvrit les cellules d'orientation, complémentaires de celles des cellules de lieu. Trouvées dans de nombreuses structures ayant des connexions importantes avec l'hippocampe, les cellules d'orientation ne sont actives que lorsque la tête de l'animal est orientée dans une direction spécifique, indépendamment de sa position.
A travers la simulation, l'apprentissage artificiel étudie les mécanismes à l'oeuvre dans les modèles issus et inspirés des sciences cognitives, du traitement du signal et de l'automatique.
Un apprentissage peut prendre différentes formes:
- transformation
- généralisation: induction du particulier au général
- adaptation
L'apprentissage doit ainsi répondre à plusieurs taches:
- aquisition de connaissances: organisation mnésique et oubli
- identification de pattern: reconnaissances de formes, prédiction, résolution
En IA, on a beaucoup étudié des domaines d'apprentissage spécifiques:
- les jeux: comprendre les règles, prédire les coups d'un joueur, déveloper une stratégie gagnante
- la lecture
Pour construire des instruments capables d'apprendre l'ingénieur a à sa disposition de nombreux outils:
- les réseaux de neurones artificiels
- les algorithmes génétiques
- les cartes de kohonen
Evaluer un apprentissage nécessite de sélectionner des facteurs qualitatifs et/ou quantitatifs:
- le temps de décisions
- l'explication des décisions
- la performance (réussite/erreur)
La récupération fonctionnelle consiste en un retour partiel ou totale à l'activité physiologique propre ou normale de nos fonctions organiques suite à une maladie ou un accident.
La revalidation neuropsychologique concerne ele doit permettre A travers une stratégie La mise en place de récupération physiologique, non accompagné de récupération comportementale, peut s'appuyer sur 4 modèles:
- le modèle de Jackson, basé sur une approche évolutive, postule que les fonctions se développent hiérarchiquement: une fonction controle celles développées ultérieurement. Lors d'une lésion cérébrales, il y a perte de niveaux de complexité des fonctions, une dissolution
- le modèle de Munch & Lashley, modèle de substition limitée
- le modèle de Lashley, modèle de substition non-limitée, Lenneberg évoque l'équipotentialité hémisphérique avant l'âge de 14 mois, théorie selon laquelle, le cerveau étant encore immature jusqu'à cet âge, suite à une lésion hémisphérique, l'autre hémisphère sain a la capacité de prendre en charge totalement la fonction laissée par l'hémisphère lésé.
- le modèle de Von Monakov, modèle de diaschisis mettant en avant les relations fonctionnelles entre les structures,théories connexionnistes
physio le cerveau les déficits attentionnels (hyperactivité,..)
La plasticité neuronale décrit la capacité d'un neurone à changer le type de réponse qu'il rend à une même stimulation. Elle constitue le mécanisme unitaire au niveau cellulaire de la mémorisation et de l'apprentissage.
des études réalisées chez l'animal dans un premier temps, puis chez l'homme ont prouvé le contraire. Elles ont mis en évidence dans des endroits bien spécifiques du cerveau de la souris
Les réserves cognitives sont désignés par Baltes successful ageing is that it is a process of successful adaptation to age-related changes (P. Baltes & M. Baltes, 1990) Evolutionary theory posits that, in order to survive, organisms need to be able to adapt to the demands of the environment la réserve cognitive peut contrebalancer, dans certains domaines, les effets de l'àge. Et cette réserve n'est efficace que si on l'entretient
comme de l'homme adulte (l'hippocampe et le bulbe olfactif), des cellules souches capables de fabriquer de nouveaux neurones. effet, la plasticité cérébrale persiste aux 3ème et 4ème àge. Ces phénomènes sont à la base de tout processus de mémoire et d'apprentissage, mais ils peuvent également intervenir pour répondre à des agressions et compenser les effets de lésions cérébrales en aménageant de nouveaux réseaux. Les synapses sont un des niveaux de la plasticité neuronale.
La potentialisation à long terme (PLT)
Nous voyons donc que la plasticité neuronale dans la vision
Les systèmes de substitution sensorielle transforment des stimuli propres à une modalité sensorielle en des stimuli d'une autre modalité sensorielle.
Un tel système est décomposable en trois éléments distincts: des capteurs qui permettent la conversion d'une forme d'énergie (photonique, sonore, mécanique ou autre) en signaux interprétables par un système de couplage qui est responsable de l'activation coordonnée de stimulateurs.
La stimulation s'adresse en général à des récepteurs cellulaires d'organes sensoriels et est ainsi consommatrice d'énergie électrique qui peut être convertie en énergie sonore (prothèses visuo-sonores) ou mécanique (prothèses visuo-tactiles).
Les propriétés ergonomiques jouent un grand rôle concernant l'acceptation de ces dispositifs, nécessitant:
- un dispositif léger et autonome
- le système idéal doit pouvoir se mettre et s'enlever aisément
- la robustesse du dispositif
Les communautés de pratique sont des groupes d'hommes reliés par un intérêt commun : partager les connaissances dont ils disposent sur un sujet précis.
Cette théorie, développée par Etienne Wenger dans son ouvrage Communities of Practice: Learning, Meaning and Identity, a participé à une réévaluation de la gestion des connaissances vers une vision plus anthropocentrée que technocentrée.
Ces réseaux d'échanges transcendent les divisions habituelles de l'entreprise en reliant des acteurs d'unités de travail ou d'entreprises différentes. Ce lieu d'échange méconnu est pourtant capital pour la circulation des savoirs, du fait de leurs dynamisme et ainsi que de leurs volonté d'apprendre et échanger.
Le JDN propose quelques bonnes idées pour favoriser ces communautés.
L'URI, Uniform Resource Identifiers'D'après le rapport du W3C, un URI identifie une ressource unique.
Toute collision sur la nature de la ressource est donc à éviter. Mais l'allocation d' une seule URI à une même ressource identifiée différemment selon le contexte n'est pas considéré comme une collision.
Le concept d'URI englobe ceux d'URN et d'URL :
- URN, Uniform Resource Name, qui repose sur un engagement institutionnel garantissant sa persistance et sa validité. (par exemple: le numéro ISBN d'un livre)
- URL, Uniform Resource Locator, qui rend accessible des ressources avec des protocoles réseau existants.
L'URI d'un objet se compose syntaxiquement d'un schéma (mailto, ftp, http..),du caractère ":" et d'une adresse dont le format dépend du schéma.
Pour des raisons de sémantique, voir de référencements, il peut être utile au responsable d'un site d'effectuer de l'URL-rewriting afin de faciliter l'accès aux ressources pour les utilisateurs et les robots.
Le e-learning désigne une méthode d'acquisition des savoirs ou de construction des connaissances utilisant des interactions (acteur-acteur ou acteurs-ressources) relayées par un système informatique, potentiellement en réseaux.
La notion de e-learning s'inscrit ainsi dans le cadre des formations à distance, tel l'enseignement par correspondance. Cette forme d'apprentissage est-elle surtout le fait de la prolifération des PC reliés au web et des NTIC offrant les possibilités suivantes:
- s'affranchir des limites de lieu et de temps
- offrir plusieurs moyens de communication
- profiter du multimédia
- proposer des liens complémentaires la formation
En conséquence de ces contraintes, l'organisation du contenu pédagogique doit:
- construire des parcours d'apprentissage personnalisés (en fonction des connaissances de base, expériencs, objectifs)
- définir des modules cohérents qui suivent une progression logique et qui comprenent des moyens d'évaluations et des rappels reformulés.
Un tuteur de elearning doit avoir des compétences pédagogiques mais aussi des compétences techniques et des capacités de dialogues orientées vers l'aide à apporter aux élèves.
De plus, pour ne pas perdre la valeur ajoutée de la communication formelle et informelle entre apprenants, les plates-formes de e-learning doivent fournissent des outils qui permettent de créer des classes virtuelles permettant aux membres d'échanger des idées, confronter leurs expériences.

La taxonomie de Bloom propose une classification hiérarchique des objectifs d'apprentissage du domaine cognitif. Cette classification décrit l'apprentissage du simple au complexe, et du concret à l'abstrait au travers 6 niveaux
L'expertise s'exprime par une maitrise élevée de compétences dans une activité(évaluation, décision, réalisation...) dénotant une somme de savoirs exeptionnels dans un domaine particulier de connaissances.
Voici ses caractéristiques générales:
- acquisition progressive (nombreuses années d'étude et de pratique)
- limitation à un domaine particulier
- utilisation de chunk, unité intégrée de connaissances (notamment sémantique et stratégique), en MLT
- devellopement perceptif, mnésique, en automatisme et en résolution de problèmes
Les schémas mentaux sont des structures prototypiques, autonomes par rapport aux autres connaissances.
Ces représentation organisée des connaissances permettent de rendre compte de la compréhension des événements, et d'inférer sur ce qui va se passer.
Un schéma général peut être décomposé en sous-schémas. Les variables d'un schémas prennent des valeurs spécifiques à une situation.
Ils possèdent les caractéristiques suivantes:
- en forme de blocs de connaissances
- en structure abstraite et générique, donc réutilisables dans des situations concrètes
- construits à partir d'objets élémentaires ou d'actions
On parle, selon les théories, de scénario, de schéma, de scripts, ou de frames.
Un Apprentissage est renforcé par de multiple facteurs:
- l'engagement de l'apprenant(cognitif, affectif et métacognitif )
- sa distribution temporelle
- son contexte
- un traitement en profondeur des informations à acquérir
- les connaissances et les expériences de l'apprenant
Ainsi différents modèles existent:
- Transmissif
- Comportementaliste
- Constructiviste et socio-constructiviste, contextualisé
Voici les 5 niveaux d'apprentissages identifiés par gregory Bateson:
- Apprentissage zéro, correspond à l'apprentissage d'un comportement stéréotypé et répétitif qui, pour un même stimulus, apporte systématiquement une même réponse.
- Apprentissage I, défini comme un changement dans l'apprentissage zéro: un changement possible de comportement en réponse à un même stimulus à deux moments différents.
- Apprentissage II, porte sur l'acquisition des croyances, des valeurs et des représentations du monde plus ou moins conscientes par des habitudes de ponctuation ou de perception. Celles-ci agissent sur la perception du contexte, elles sont totalement subjectives, et élaborées à travers des processus inconscients.
- Apprentissage III, difficilement exprimable il marque une réorganisation profonde du caractère. Les bouddhistes zen, les Mystiques occidentaux et quelques psychiatres soutiennent qu'une réorganisation profonde du caractère se trouve complètement au-delà du champ du langage.
- Apprentissage IV, changement dans l'Apprentissage III improbable dans un organisme adulte vivant, et actuellement seulement possible par la combinaison de la phylogenèse et de l'ontogenèse.
Je doute de l'intelligence collective...qui s'autoproclame collective Edgard Morin
Observer une intelligence collective c'est surtout commenter l'émergence de coordination entre intérets individuels et collectifs. Il ne peut y avoir d'intelligence collective sans intelligence individuelle, ce qui compte c'est la relation entre les 2.
Accompagnant la mondialisation des échanges et l'arrivé de NTIC permettant une communication tous-tous, ce concept ancien gagne en vigueur(exemple). Des chercheurs tel P. Lévy, étudient ainsi l'impact d'Internet sur la société, explorent les transformations socio-cognitives induites par le développement des réseaux et de la numérisation du signe.
L'intelligence collective nait du partage de la connaissance au sein d'un groupe, elle émerge selon un processus down-up, et ne peut donc etre imposée par un pouvoir hiérarchique.
Au sein d'une entreprise, il est donc bénéfique que chacun s'y reconnaisse comme knowledge worker, sans notion de hiérarchie, et y intègre l'importance du partage des connaissances, soutenu en cela par des solutions humaines (cf. guide de techniques) et technologiques de communication, de capitalisation, et de valorisations.

- L'externalisation : passage de la connaissance tacite a la connaissance explicite
- L'internalisation : passage de la connaissance explicite a la connaissance tacite
- La socialisation : La connaissance tacite évolue en connaissance tacite approfondie.
- La combinaison : La connaissance Explicite se transforme en connaissance explicite approfondie.
Nonaka et Takeuchi ont proposé ce modèle de la connaissance créant le processus pour comprendre et manager la nature dynamique de la création de la connaissance à travers 5 étapes:
- Partage de la connaissance tacite, une organisation ne peut créer une connaissance ou un savoir faire sans prendre en compte les motivations des individus qui composent l'entreprise.
- élaboration de concept, interaction entre connaissance implicite et connaissance explicite .
- Justification des concepts, Les fondements de la connaissance doivent être en cohérence avec les finalités de l'entreprise ;
- Création d'un savoir faire tangible ;
- Diffusion de la connaissance, l'effet d'expérience en interne est associé à un avantage concurrentiel;