La cognitique a pour domaine d'application les sciences et technologies de la connaissance. Essayons de comprendre ses origines et comment l'envirronement actuel favorise sont développement.
Pour les américains, et depuis de nombreuses années (un article de Marvin Minsky en 1975 A framework for representing knowledge s'y intéresse déja), il s'agit d'un secteur stratégique, car il concerne les cerveaux humains, leurs savoirs et les auxiliaires dont ils peuvent se doter. Ce secteur s'intéresse aussi bien à l'apprentissage humain qu'aux mécanismes culturelles développés par les sociétés pour se défendre et attaquer par le biais de la connaissance...
Le cognitive engineering s'y développe par des liens fructueux entre réseaux informatiques, intelligence artificielle, sciences cognitives... Ses applications en technologies de la connaissance promettent ainsi à la société américaine des retombés équivalentes à celles engrangées par les technologies de l'information.
En france(1983) Jean-Michel Truong, enseignant et romancier, a déposé le terme cognitique (pendant francais au cognitive engineering) et participe à la parution(1986) de Systèmes experts, vers la maitrise technique.
Il définit la cognitique comme une discipline scientifique et pratique technique, branche de l'informatique, qui a pour objet l'acquisition et la représentation formelle des connaissances et des modes de raisonnement, en vue de leur simulation à l'aide d'ordinateurs.
En effet, à partir de cette époque, le cogniticien est nécessaire afin de modèliser le savoir, véritable goulot d'étranglement de l'aquisition des connaissances pour un système expert (lesquels ont rapidement montré leurs limites malgré quelques succès).
Au cours des années 90, sous l'influence grandissante des neurosciences en sciences cognitives et des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication par le Web, nous assistons à une meilleure compréhension (et une extension) des opportunités offertes par le domaine:
- une meilleure prise en compte de la cognition dans les facteurs humains
- une gestion des connaissances, facteur essentiel de l'innovations et de la qualité
- une facilitation de l'interactivité entre Homme, Information, et Environnement
Les objectifs sont ambitieux:
- convivialité et simplicité d'utilisation d'interfaces plus intelligentes et transparentes
- communication Homme-machine plus naturelle, multi-sensoriels, s'adaptant aux handicaps
- extension des capacités humaines face à un environnement complexe
- amélioration du pilotage de systèmes réels (robots) et virtuels (simulation)
A bordeaux, depuis 2003, une formation reconnue par la CTI (commission des titres d'ingénieur) forme de futurs ingénieurs à relever ces objectifs, accompagnant ainsi notre transition vers une économie de la connaissance.
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