Concevoir consiste à transformer un besoin, du moins un besoin exprimé, en définition d'une solution. Une résolution de problème qui peut être facilitée par un outil d'aide à la décision en conception tel le Design Rationale.
Pour cela, le Design Rationale (DR), ou logique de conception, explicite les décisions effectuées lors d'un processus de conception, en décrivant ce qu'est l'artefact, ce qu'il est supposé faire, et comment il a été concu.
Le DR représente les connaissances de la conception pour:
- structurer les problèmes de conception
- maintenir une meilleure cohérence dans la prise de décision
- conserver une trace chronologique du processus de conception, et des décisions prises
- communiquer son contenu à d'autres personnes (clients, développeurs, ergonomes, concepteurs graphique, utilisateurs)
- établir des conditions pour la réutilisation.
- permettre au client de contrôler l'état d'avancement du projet et de vérifier si ses exigences sont réellement prises en compte
- réutiliser sous forme d'aide utilisateur,ou comme accompagnant la spécification.
- laisser la décision finale aux concepteurs tout en s'assurant qu'elle est plus rationnelle (moins fondée sur la confiance et la croyance...)
Il existe différentes notations dont voici les plus connues:
- QOC par MacLean (1991) à travers 3 types d'objets (Questions, Options, Critères)
- IBIS (Issued-Based Information System) par Conklin & Begeman (1988) se basant sur une argumentation suivie selon 3 types d'objets (issue-positions-arguments)
- INDIGO par Longueville (2003)
- DRL (Decision Representation Language) modélisant a posteriori l'ensemble des objets impliqués dans le raisonnement à travers 6 types d'objets (buts poursuivis, alternatives proposées, questions, revendications et procédures)
Désolé, les commentaires sont clos pour cet article.