Lors d'une prise de décision, l'être humain maintient son choix entre 2 perspectives: logique et rationnelle ou émotionnelle, illogique, subjective et intuitive.
En effet, les voies de la perception, hors olfaction, acheminent les signaux sensoriels jusqu'au thalamus ou les signaux se diffuse selon deux voies:

  • la voie courte vers le système limbique correspond globalement à la voie émotionnelle. Elle permet à l'organisme de se préparer à l'action en s'orientant vers une réponse stéréotypée (innée ou acquise) et surtout, rapide (facteur essentiel lorsqu'il est question de survivre dans un environnement hostile)
  • la voie longue vers le cortex cérébral, quant à elle, correspond globalement à la voie rationnelle. Elle permet une analyse élaborée de la situation, apportant la flexibilité qui manque à la voie courte en nuancant les informations

Les premières approches systémiques des processus de décision remontent aux observations de ces processus par Simon. On considère depuis la décision comme un processus cognitif complexe, non plus comme un objet bon ou mauvais au regard d'un unique critère. Ces approches descriptives permettent de représenter la décision par un système de traitement d'information et/ou de computation symbolique. Une fois la décision formalisée on peut la capitaliser et donc la réutiliser.

Tarondeau a mis en évidence quatre modèles de décisions stratégiques:

  • modèle de l'acteur unique, Ce modèle rationnel représente un individu unique cherchant à atteindre des objectifs parfaitement identifiés et non conflictuels en optimisant l'utilisation de ressources parfaitement identifiées et disponibles. Il se décompose en la formulation du problème, l'identiffication des actions à entreprendre, l'évaluation des alternatives, le choix de la meilleure solution. Le modèle politique Il repose sur l'ambiguité qui permet à des acteurs ayant des systèmes de préférences disjoints de former des coalitions éphémères.

Il met en évidence l'importance de savoirs relationnels permettant d'identifier le jeu et le système politique à l'à·uvre dans le processus de décision.

  • Le modèle organisationnel, il tente de représenter le processus de décision de l'organisation. Il s'agit d'un processus collectif rassemblant des acteurs ayant des motivations et comportements différents qui sont associés à des systèmes de rôles différents. La théorie du groupthink a montré ses limites.
  • Le modèle de la poubelle, On considère qu'une décision est toujours, mais à des degrés divers, le résultat d'une rencontre fortuite entre un problème à résoudre et une solution satisfaisante à celui-ci. Les rencontres se font dans les dans les lieux et des moments o๠des décisions doivent être prises.

Les biais cognitifs Le mapping

D'un point de vue cognitif:

  • les fonctions exécutives (planification,..)
  • Les fonctions d'évaluation

Les modèles:

  • Le modèle SRK de rassmussen
  • le modèle de norman

Reynaud met en évidence la prépondérance de l'affectif dans la décision. En effet, il s'agit de remettre en cause le cognitivisme qui analyse la stratégie dans la prise de décision à partir d'entretiens directifs qui présuppose qu'il existe un lien entre le processus cognitif et le comportement et que les résultats de ces entretiens représentent la pensée du dirigeant. Or, ce type d'entretiens ne permet pas de prendre en compte la part inconsciente de la cognition, lorsqu'il s'agit de savoir tacite, l'éthique, la moralité, les relations de pouvoir, l'inconscient. Pour cela, l'auteur propose de s'appuyer sur la méthode des scenarii, des tests projectifs qui permette d'attribuer à autrui (un collègue imaginaire par exemple) son propre affectif et de l'exprimer.


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