
La courbe de Rogers appartient à la théorie de la diffusion, elle présente les réseaux de pénétration d'une innovation au sein d'une population en décrivant la dynamique de cette diffusion selon les critères de personnalité des utilisateurs:
- les innovateurs (3 %) qui ont l'esprit d'aventure et qui aiment les nouvelles idées ;
- les adopteurs précoces (13 %) qui sont des leaders d'opinion et qui adoptent les innovations avec une certaine prudence ;
- la majorité précoce (34 %) qui n'est pas constituée de meneurs et qui adopte les nouveautés avec réflexion ;
- la majorité tardive (34 %) qui n'adopte les innovations qu'une fois que la majorité en a démontré l'intérêt ;
- les réfractaires (16 %) qui craignent toute évolution.
Une des principale limite de ce modèle est de ne pas avoir pris en compte ce que l'on nomme gouffre de Moore (1999), ce gouffre repose sur une différence importante entre les valeurs des pragmatiques et celles des pionniers. Moore explique ainsi les échecs de transitions aux nouvelles technologies, et préconise de prendre en compte les valeurs d'usage dès la conception, et l'évolution de l'offre selon les changements de profils.
Il importe ainsi de s'adresser à la majorité précoce qui correspond aux pragmatiques du changement (profil stable), on les décrit comme opportunistes, qui recherchent l'efficacité maximale, acceptent les ruptures et négocient, prennent des risques maitrisés et bien gérés et qui s'appuient sur des réussites passées et présentes pour assurer leur confiance dans l'avenir.
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